Edwin,
Petit bonhomme tu étais, grand bonhomme tu es devenu.
Grand par la taille, mais surtout grand par ton courage, ta maturité, ton énergie débordante, ta simplicité.
Tu es et resteras un modèle pour tous. Très vite, tu t'es senti l'homme responsable de la maison, tu as redonné un sens à la vie, tu as avancé vers de nouveaux projets. Des projets, tu en débordais, que ce soit pour la ferme, pour l'amusement, pour l'école. Tu nous as souvent surpris et étonné de tout ce que tu savais déjà faire, pour le petit bonhomme que tu étais.
Dès douze ans, tu travaillais comme un homme, tu prenais part au maintien et au développement de la ferme. Tu poursuivais les projets de Luc, tu avais les mêmes ambitions, le même acharnement que ton papa pour l'exploitation familiale.
En grandissant, tu lui ressemblais tellement ! Tu avais les mêmes expressions, son esprit farceur, les mêmes allures. En te regardant, nous retrouvions Luc.
La ferme, les champs, les bêtes, la mécanique, l'amusement, c'était ta vie, ce que tu aimais. Tu étais passionné par la mécanique. Que ce soit ta moto, ta voiture, ou les engins agricoles, tu les démontais, réparais et remontais, en ayant tout appris par toi-même. Tu connaissais toutes les pièces de l'atelier.
A combien de personnes du village n'as-tu pas fait plaisir en réparant l'une ou l'autre panne mécanique ?
Tu étais si heureux de faire ta tournée de champs sur ta moto et si fier d'avoir préparé ta voiture pour ton premier auto-cross, prévu pour le 15 août.
Nous sommes si fiers de toi !
Ta nouvelle école, tu t'y plaisais. Tu avais enfin trouvé l'orientation qui te passionnait. Sur un an, tu t'en es fait de nouveaux copains. Un de tes amis nous disait encore hier son étonnement du nombre de camarades de Ciney que tu avais rencontrés à la foire de Libramont et avec qui tu avais sympathisé durant ton année scolaire.
Tu avais retrouvé ton sourire, ton épanouissement, tu t'amusais avec ta bande de copains, que ce soit ceux du village, quand vous vous retrouviez le vendredi soir au Barnabé pour manger des frites, que tu adorais tant
ou ceux du F.J.A. avec qui tu savais rire, « déconner » pour utiliser le langage des jeunes,
ou encore tes cousins, cousines, pour qui tu étais comme un « grand frère ».
Tu étais comme un rayon de soleil pour tout le monde, mais surtout pour ta famille proche.
Tu vas nous manquer, tu sais, mais tous nos souvenirs restent.
Tu es parti sur la pointe des pieds, sans nous dire au revoir, parce que tu es toujours là parmi nous. Tu as choisi de rejoindre celui qui t'étais si cher.
Ton départ nous semble si injuste, inacceptable, mais notre Seigneur en a décidé autrement.
Ensemble, Luc et Edwin, vous veillez sur Martine, Emilie et Joris.
Vous leur transmettez force et courage et les guiderez toujours dans les moments difficiles et les aiderez à franchir ce nouveau pas insurmontable.
Vous êtes pour toujours au côté du Seigneur et vivrez éternellement.
Gardons votre message d'espérance :
« Avec l'amour dont vous avez préparé la terre, la bonne semence que vous avez semée à toute volée ne pourra que bien fructifier. »
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Cher cousin,
Tu étais pour nous un exemple de courage, de gentillesse. Je prenais tellement de plaisir à travailler quelques fois avec toi. Tu ne traînais jamais tes bottines, tu avais toujours le c½ur à l'ouvrage.
Quand est arrivée la mort de ton papa, tu n'avais que douze ans. Mais déjà tu avais mémorisé tous ses faits et gestes. Tu faisais tout comme lui, comme un hommage à lui.
Tu as eu du mal à te remettre. Mais depuis peu, on vous sentait plus fort à quatre. La joie de vivre avait repris le dessus. Ta maman m'a confié que tu avais des projets plein la tête. Afin d'y arriver, tu travaillais beaucoup, Edwin, mais tu savais aussi bien t'amuser. A chaque fois que je te croisais en sortie F.J.A., je me disais « chouette, mon cousin est là. On va bien s'amuser. » J'étais si fier de toi, Vine ! Tu étais un modèle pour nous tous, alors que tu n'avais que seize ans.
Mais ta volonté t'a été fatale... Quand nous avons appris la mauvaise nouvelle, nous étions terrassés. Je ne peux pas y croire... pas toi, Vine ! un si fort gaillard...
Chaque seconde est alors une épreuve, les souvenirs se bousculent dans ma tête. Tant de bons moments passés ensemble, en famille, entre amis... mais c'était bcp trop court.
Tu es parti sans nous laisser un petit mot, mais on sait que tu es là. Tu veilles déjà sur nous, tu es juste de l'autre côté avec ton papa. Un jour, Vine, on te rejoindra...
Tu vas nous laisser un vide énorme. On n'oubliera jamais le garçon que tu as été.
Edwin, on t'aime.
Tu étais un cousin extra, Vine.
Vraiment on ne t'oubliera jamais
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